Ni vu ni connu
Je suis le parfum
Vivant et défunt
Dans le vent venu!
Ni vu ni connu,
Hasard ou génie?
A peine venu
La tâche est finie!
Ni lu ni compris?
Aux meilleurs esprits
Que d’erreurs promises!
Ni vu ni connu,
Le temps d’un sein nu
Entre deux chemises!
Le Sylphe Poème de Paul Valéry
Dans le monde entier, Grasse est couplée au parfum
Des fleurs mythiques dévalent les collines grassoises et un parfum de désir flotte sur la ville.
Rose, iris, violette, jasmin… les siècles se cultivent.
Subtile rose parle d’amour, centifolia, folie d’exhalaisons fleuries, tu m’abandonnes une caresse sucrée
Jasmin grandiflorum, paisiblement, la sensualité s’éveille
Violette offre sa feuille, souvenir des humides sous-bois
Tubéreuse, capiteuse, la plus noble et la plus odorante, attend le soleil couchant pour promettre des plaisirs audacieux
Iris, l’écharpe arc en ciel de la reine Catherine, les mille distinctions de fragrances enivrantes
Fleur d’oranger
Fragile fleur de mimosa du solide et prolifique acacia, paillée, poudrée, amitié et tendresse, merci capitaine Cook !
Narcisse, enivré de lui-même, la fraicheur sous la rosée, le foin vient d’être coupé
Lavande, caressante et tenace provençale, apporte-nous l’harmonie et la paix


« Ce nom si doux, Narcisse, et comme parfumé… »
Je l’ai trouvé ici:
http://www.youtube.com/watch?v=d8DU3bnNZlg